- Étude et Réalisation de Circuits Imprimés -

J'ai commencé très jeune à réaliser des circuits imprimés. J'ai connu les premières plaques en bakélite toutes pourries avec du cuivre plus ou moins bien collé. Les pastilles et bandes Mécanorma n'avaient pas encore vu le jour. Il a fallu attendre quelques années de plus pour voir arriver les premières plaques en XXXP puis en époxy photosensibles de chez Rhône Poulenc et encore quelques unes de plus pour voir apparaître le premier logiciel de CAO. Quel avènement ! Mais, pour réaliser les circuits imprimés, il fallait passer par la case "photo réduction" souvent dessiné à l'échelle 4 ou la digitalisation pour une précision acceptable, et ce n'était pas donné. Est arrivé ensuite le premier phototraceur Gerber. Énorme bécane avec plateau en marbre et sa panoplie d'outils (apertures) que le manipulateur devait monter avant chaque phototraçage selon le désir du client. Ce matériel imposant devait fonctionner 24h sur 24 en trois équipes ! Cela a duré quelques années (très lucratives) avant l'arrivée de logiciels plus performants permettant de générer des fichiers Gerber exploitables. Ensuite, tout est allé assez vite et en quelques années les logiciels, les phototraceurs et les ordinateurs ont évolué. 286, 386, 486 et l'arrivée des premiers Pentium permettant d'exploiter plus de 4 Mo de mémoire et des disques durs énormes de 135 Mo ! Et oui ! Orcad était le leader et tenait le haut du pavé. Les développeurs travaillaient comme l'on dit "au raz de la machine" et n'avaient pas besoin de 100 Mo pour pondre un produit qui tenait la route. Sont arrivées ensuite vers les années 85,  des pâles copies plus ou moins performantes. Il a fallu patienter jusqu'aux années 90 pour que ces petits logiciels universitaires puissent devenir réellement exploitables, permettant de générer un fichier Gerber propre. C'est en 1990 avec le soutien de Mr Peterka directeur de la société Angalis que j'ai pu réaliser un phototraceur sur la base d'un traceur à plat Roland DPX 2500 puis DPX 2600. Une bien bonne machine. C'est celui en format A2 que vous voyez sur la photo en présentation sur le stand Angalis du MICAD 92. Ce fut d'ailleurs le dernier salon... Ce produit avait intéressé beaucoup de monde, en particulier les grands comptes , CNRS, Armée et autres. Malheureusement, la guerre du Golf est venue tout gâcher et les clients potentiels ont retardé puis annulé leur commande par mesure de précaution. Ce fut la fin d'une belle histoire...

Maintenant, nous ne nous soucions plus du tout de tout cela. Nous disposons de bons petits logiciels performants, de bons ordinateurs. Il suffit de générer ses fichiers de fabrication et de les transmettre en quelques secondes par internet, à l'autre bout du monde pour les retrouver huit jours après, comme par miracle dans sa boite aux lettres...

Ce matériel avait été développé en parallèle avec des occupations professionnelles dans le domaine du son, spectacle et studio et a fait passer quelques nuits blanches. Une version en format A1 avait été réalisée pour concevoir des circuits imprimés de grande longueur (tranches de table de mixage, et cartographie).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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