Enceinte coaxiale bi-amplifiée.

- Les modules bi-Amplificateurs à LM3886 ou TDA7294 /TDA7296 -

Avant propos.

Ayant écouté avec attention un petit amplificateur à base de LM3886, j'ai été surpris par la qualité musicale de cette petite bête. Moi qui d'habitude suis assez réfractaire à tous ces intégrés, je l'avoue, j'ai été emballé. Nous ne nous sommes pas arrêtés à quelques morceaux de musique bateau, mais sommes venus avec une petite partie de ma discothèque en SACD et DSD, Bach, Monteverdi, Gluck . Les enceintes étaient classiques et je me suis dit qu'une bonne enceinte coaxiale devrait sonner encore mieux. Puis l'idée à germé quant à la possibilité d'alimenter un bon coaxial en bi-amplification à l'aide de deux LM3886 drivé par un filtre actif à 24 db par octave ( oui, moi, je parle en octaves et pas en décades ). Ici, pas de compromis car cet amplificateur sera placé derrière le lecteur SACD / Réseau Arcam CDS50 décrit sur ce site. Nous avons également écouté dans les mêmes conditions un module à base de TDA7294 que j'ai trouvé plus précis, plus musical. Cruel dilème... Mon choix irait vers le TDA7294.  D'autres affirment que le LM3886 avec son étage bipolaire est plus charnu dans les basses,  je n'en suis pas convaincu du tout. Peut être en montage en pont pour du home cinéma ou un certain type de musique boum-boum, mais sûrement pas pour la musique que j'affectionne. Par exemple, sur les Vèpres de Monteverdi, oeuvre grandiose  qui ne manque pas de basses le TDA7294 s'est montré très, très musical, et ça,  j'aime bien. Mais tout cela reste très subjectif et dépend aussi de la qualité de l'alimentation et bien d'autres choses. En fait, les LM3886 et TDA7294 sont très proches. Le LM3886 est largement suffisant pour réaliser un bi-amplificateur.

Ne l'oublions pas, la bi-amplification permet d'équiliber très finement l'enceinte. L'absence de filtre passif, en plus de ne pas bouffer une partie de la puissance ne vient pas perurber certains paramètres du haut-parleur. Certes, comme disait le renard du petit Prince "rien n'est parfait"mais ce n'est déja pas si mal. Ces circuits intégrés ont leurs limites au dela desquelles la distorsion dépasse l'acceptable, mais la barre est placée assez haut (100W). Il est hors de question de faire travailler cet amplificateur à cette puissance.

Les amplificateurs intégrés ne sont pas nouveaux, ils sont plus compacts, c'est tout. Il y avait dans les années 80, des modules Sanken qui marchaient fort Je me rappelle avoir testé un SI-1050G sur une enceinte Altec RTF. C'était un ensemble très performant et dynamique. Sanken distribue encore de très bons transistors Audio LAPT.très intéressants pour réaliser un Circlotron.

 

 Nostalgie, nostalgie....Belle époque de l'après tube

L'Amplificateur.

Le circuit imprimé est réalisé en double face avec plan de masse et alimentations de puissance plein cuivre. Les dimensions du circuit imprimé sont 244 mm X 102 mm. Pour la partie HF qui ne demande pas beaucoup de puissance, un cicuit intégré plus modeste serait largement suffisant mais il vaut mieux rester sur les mêmes circuits intégrés alimentés par la même alimentation et limiter la puissance sur la partie HF afin de ne pas détruire le Tweeter ce qui est toujours assez génant surtout pour un haut-parleur coaxial.  

Le circuit imprimé reste identique pour les sections alimentation et filtres quel que soit le modèle choisi  Les LM3886 et LM4766 sont maintenant disponibles en version isolée mais la version non isolée et thermiquement beaucoup plus performante. Ces circuits intégrés ailimentés en + et - 30 Volts permettent de conserver un puissace raisonnable et un taux de distorsion très bas.

Le LM4766 est un peu moins puissant que deux LM3886, mais n'oublions pas que nous travaillons ici en bi-amplification et nous pouvons compter sur une puissance totale d'environ deux fois 60 W, largement suffisante pour alimenter des petites enceintes coaxiales de bibliothèque et même des modèles plus imposants

La conception est en double bloc stéréo avec double alimentation largement dimensionnée. identique quel que soit le circuit intégré choisi.  Le transformateur choisi est un torique Noratel ( ex Transducktor, la marque au hérisson) 2 x 22V 120 VA en charge maximum par bloc, le point de masse se faisant  en aval du pont redresseur pour un meilleur équilibre. Chaque rail est équipé d'un pont redresseur à diodes Shottky en boitier DO220. Ce pont est suivi d'un filtrage en double pi ( 2 + 3 + 3 )constitué de 8 condensateurs Nichicon FW de 3300 µF /50V  soit un total de 26400 µF par rail augurant une réserve d'énergie sans faille. Cette alimentation est également équipée d'une partie "Régulation" 2 x 12V permettant d'alimenter les circuit d'entrée et les filtres actifs. L'alimentation est limitée en tension par l'utilisation de condensateurs 50V  de 18 mm de diamètre. Pour une tension plus élevée, il suffit de remplacer les condensateurs 50V par des 63V, mais pour garder le même diamètre, la capacité serait inférieure. 2200 µF / 63 V , ce qui nous fait tout de même 17600 µF par rail !

Magré le trvail que cela représente mais pour le fun, les blocs amplificateurs seront miroités afin de conserver les connexions des HP vers le fond du boitier.

Les filtres actifs.

Les filtres sont du type Linkwitz-Riley en 24 dB /octave. Ils sont réalisés avec des composants audio de précicion et des amplificateurs opérationnels de qualité Audio de chez Texas. La partie fitres est câblée au centre de la carte Amplificateur.

La place disponible ne permet pas de prévoir des filtres commutables, mais une fois la fréquence de coupure figée selon le type de haut-parleur choisi, nous agirons uniquement sur les gains  LF et HF, afin d'adapter au mieux la restitution selon la pièce d'écoute, le but final étant d'écouter de la musique, pas du matériel !

 

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